Dans tout l’Univers, il est une molécule que l’homme recherche avidement, car sa découverte à la surface ou dans l’atmosphère d’une planète lointaine libérerait aussitôt les rêves les plus fous de l’humanité : trouver la vie ailleurs que sur notre planète.
La formule de cette molécule peut s’écrire de façon très simple : H2O, résultant de l’union d’un atome d’oxygène avec 2 atomes d’hydrogène, c’est l’eau.
Derrière ce mot, s’impose une image, née des voyages spatiaux, celle de la planète bleue : la Terre. L’eau est en effet la substance minérale la plus répandue à la surface du globe. Elle en constitue l’hydrosphère. Son volume est estimé à 1 385 millions de km3, dont environ :
- 97,4 % dans les océans couvrant 71 % de la surface terrestre,
- 2 % sous forme de glace,
- 0,6 % seulement constituant les eaux douces continentales, y compris les nappes souterraines et l’humidité des sols.
Mais l’eau est surtout synonyme de vie biologique.
C’est le constituant majeur de la matière vivante. Il entre en moyenne pour 80% dans sa composition. Chez les animaux supérieurs, le pourcentage d’eau est compris entre 60% et 70%. Des valeurs extrêmes de 98% se rencontrent chez des organismes marins tels que la méduse ou certaines algues ; en revanche, les bactéries sporulées, formes de résistance et de vie ralentie, voient leur teneur en eau réduite à 50%.
Élément majeur du monde minéral et biologique, l’eau est aussi le vecteur privilégié de la vie et de l’activité humaine.
À l’heure actuelle, l’utilisation globale de l’eau, en additionnant les usages domestiques, industriels et agricoles, représente le chiffre impressionnant de 250m3 par an et par habitant. Et encore, les disparités sont énormes : de moins de 100 m3 pour les pays en voie de développement à plus de 2 000 m3 pour les États-Unis. Il est donc certain que les besoins en eau de l’humanité ne cesseront de croître. Ceci implique la nécessité impérieuse de protéger l’eau et de la traiter, que ce soit pour produire une eau propre à la consommation humaine ou à des usages spécifiques industriels, ou pour limiter les rejets de pollution dans le milieu naturel.